Vendredi 10 novembre 2006
Quelques images du bateau et de ses accesoires avant le début des travaux de peinture du pont.

La dérive et le safran sont réalisés à partir de deux feuilles de CP de 15mm contre-collées. J'ai pris soin de profiler ces appendices de façon à avoir un profil proche des profils "NACA".
La tête de gouvernail permettera de remonter le safran.


Etambrai: passage du mât à travers le pont. Cette pièce est réalisée, comme toutes les autres pièces en bois massif (listons, protections de chants de contreplaqués, fargues des capots, etc...) en chêne. Je ne désire pas traîter ces pièces à l'époxy+vernis PU, mais simplement les lasurer au "Lenk", produit suisse que j'utilise depuis 4 ans déjà.


Capot de pont. Il y en a 2: un par coffre (un à l'avant, l'autre à l'arrière). J'ai préféré un simple capot posé, plutôt qu'un panneau coulissant. Ils seront maintenus par un sandow fixé à l'intérieur du coffre.

Le banc central est amovible, afin de pouvoir dormir sur le fond du cockpit. Le système retenu est très simple: le banc est composé d'une simple planche de CP, ses bords sont renforcés par 2 fargues par le dessous. L'ensemble est juste posé sur 2 tasseaux collés sur les cotés du cockpit.


Toujours le banc central: celui-ci repose en son centre sur le puits de dérive. la farge est interrompue à cet endroit.
Par Hervé - Publié dans : penamen
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Vendredi 10 novembre 2006
Après 2 mois passés à travailler en mer, les travaux de Petite Lili ont repris dès début octobre...en se dépéchant un peu avant la chute brutale des températures.
Pour cause de panne d'appareil photo, je n'ai pas tenu à jour le blog...toutes les raisons sont bonnes!!

Je désirais faire des espars creux afin de les alléger. Alléger la mature est évidemment bon pour la stabilité du bateau, pour limiter son tangage par mer de face...mais c'est aussi très pratique au moment de mâter ou démâter le bateau...ce qui peut être fait plusieurs fois par jour sur un voie-avirons.
Il existe 3 méthodes conventionnelles pour réaliser un espar creux:
*Utiliser deux bastaings de section  rectangulaire, en évider le centre à la toupie, rabot (à semelle et lame concaves), défonceuse, etc... Coller les deux bastaings puis au rabot élèctrique transformer le profil de section carrée en octogone, puis en cercle. C'est la méthode la plus simple, et la seule réalisable pour de toutes petites sections...je l'utiliserai pour la vergue et bôme d'artimon...mais pas vraiment performante!
*A partir de 4 tasseaux, faire un profil de section carrée. Ce profil sera vide en son centre. la partie évidée sera également de section carrée. Après avoir arrondi les angles, les surfaces de contact entre les différents tasseaux sont assez faibles...Cette technique ne m'inspire pas trop, à part peut-être pour des mâts de section ovale.
*Réaliser à partir de 8 tasseaux dont les bords sont biseautés à 22,5° un profil de section octogonale. Il y aura ensuite peu de travail de rabotage pour arrondir l'ensemble, et le profil obtenu est particulièrement performant. Malheureusement la mise en place lors du collage est particulièrment difficile: chaque pièce ne demandant qu'à rompre les rangs...c'est une mission impossible pour le bricoleur solitaire que je suis.

J'ai par hasard retrouvé une technique dans un vieux numéro de "Wooden Boat Magazine" (le numéro 149).
Cette technique est appelée "assemblage en bec d'oiseau". Elle est en apparence compliquée, mais l'usinage des pièces est au contraire  plutôt facile, à condition de disposer de l'outillage ad'hoc. Elle permet de réaliser des espars droits ou courbes, ronds ou ovaux, avec ou sans rétreint...bref une liberté totale de conception!


Ordre des opérations:
*débiter puis raboter 8 tasseaux de longueur suffisante (scarfer ci-bsoin), dont la section sera: largeur=0,4*diamètre maximum du mât et épaisseur=0,2*dimaètre du mât (note: on peut réduire à épaisseur=0,16*diam max avec des bois solides, comme du pin d'orégon). Dans le cas d'un mât oval, il faut avoir 2 tasseaux plus larges que les 6 autres.
*Réduire au rabot l'extrémité des tasseaux, en cas de mât rétreint, la largeur des tasseaux, de façon à ce que cette largeur soit égale à 0,4 fois le diamètre du mât.
*Réaliser le bec d'oiseau. Pour cela, il existe deux techniques: à la toupie (ou défonceuse) avec un fer adapté (personellement j'ai utilisé ma défonceuse avec une fraise "à écrire" à 90°); ou alors en faisant 2 passes successives sur une scie circulaire sur table dont la lame serait inclinée à 45°.
*Avec un peu de sens de la débrouille, j'ai réussi à mettre en place sans trop de difficultés les 8 tasseaux. Le coin rentrant dans un bec d'oiseau "bloque" le montage, ce qui facilité énormément le travail.
*Raboter pour casser les angles (section à 16 faces), puis pour s'approcher d'un cercle. Finir en ponçant.

Note: En tête et pied de mât, une pièce insérée vient fermer le profil pour le rendre étanche. De tels renforts sont également nécessaires aux vit-de-mulet, barres de flèches, fixation des haubans, taquets....ce n'est pas très gènant pour un gréement au tiers (qui n'est doté d'aucun de ces accessoires), mais beaucoup plus sur un gréement bermudien.
Par Hervé - Publié dans : penamen
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Dimanche 6 août 2006
A ben bravo,
Un mois de boulot sur petite Lili et aucun article parru...c'est du propre! Serait-ce l'été qui me rend à ce point fainéant?
J'éspérais pouvoir erminer le "gros oeuvre" pendant l'été, histoire de ne plus trop me soucier des problèmes de température de collage...mission accomplie puisque je viens de ponter et de statifier le pont.
Allez, quelques photos pour résumer les travaux:

Collage des bauquières. Tous les serres-joints disponibles sont utilisés. Les serres-joints, c'est comme les vacances: on en a janmais assez!


Mise en place du puits de dérive. Drôle de forme?? Souvenez-vous: la dérive est orientable. En coinçant une cale de bois on peut rêgler l'incidence à + ou -5°





Barottage avant. Notez que j'ai sérieusement renforcé l'étambrai du mat de misaine: la modification de gréement me faisant crainde une augmentation des contraintes...enfin là j'ai un peu exagéré, tout de même!

Mise en place des cotés de cockpit. les trous recevront des petites trappes rondes: les dames de nage traversent le pont et les "caissons" ne sont plus étanches...il faut bien pouvoir les vider et les aérer. percer à l'avance permet une découpe plus précise et plus aisée.

Barottage arrière.



Stratification du pont et du fond du cockpit. J'arrive enfin à stratifier sans bulles et sans y passer des heures. La solution, je l'ai une fois de plus trouvée sur le site www.clcboats.com : elle consiste à draper la surface "à sec" puis de verser l'époxy et de l'étaler à la raclette de vitrier. il faut bien sûr ébuller...mais il y a beaucoup moins de travail que lorsqu'on passe l'époxy au pinceau.
Voilà, j'en suis maintenant à 36 jours de travail, soit 162 heures, selon mes estimations (et bien oui, je compte mes heures...pour avoir une idée du temps de boulot...en fait ce sont les heures d'atelier qui sont comptées: le temps passé en voiture pour chercher les matériaux, commander les voiles, ou encore le temps de réflexion n'est pas comptabilisé).
Par Hervé - Publié dans : penamen
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Mercredi 21 juin 2006
15ème au 20ème jour, ou pourquoi je préfère le bois à l'époxy:

Bien des choses se sont passées pendant ces 5 jours: j'ai tout d'abord "shapé" l'étrave à grands coups de rabot électrique avant de reboucher tous les trous de vis de la coque.
Vient ensuite la stratification de la coque avec un fin sergé de 200g/m2 (2 épaisseurs sous la sole, 3 à l'étrave et 4 au brion)...des heures passées les mains poisseuses  sur des outils collants pour ébuller le tissus...et encore le résultat n'est pas parfait. L'opération semble pourtant simple...en fait elle demande de la patience, et j'aurai du faire l'opération sur 2 jours pour me donner plus de temps pour faire ça bien...
Petite photo de la "mariée" avant de passer le tissus à l'époxy:

Dimanche plusieurs amis de "Kraken" mon club de kayak préféré et un voisin sont venus me prèter main forte pour retourner la coque...nous étions 5 mais l'opération était jouable à 3 ou 4...il faut dire qu'à ce stadde, la coque pèse moins de 80kg!!

Ensuite, suie du film "époxy: le retour"...il faut enduire lesjonctions entre couples et bordés d'un joint congé (cf l'article sur la construction du kayak "grand bois")....les premiers joints sont...euh comment dire...dégueulasses?? catastrophiques?? peut-être pas quand même...mais en tous cas ils ne sont pas bien jolis. La relecture d'un vieux "loisirs nautiques" me donne qques éléments pour améliorer le résultat, et avec la pratique vient l'expérience. en plus ces joints verticaux ne sont pas aussi faciles à faire que ceux du kayak (j'avais déjà pas mal galèré la dessus!)
Heureusement le boulot d'aujourd'hui était plus "boiseux" puis j'ai débité les serres-bauquières (extérieures au bordé...une trouvaille de G. Montaubin pour simplifier la construction!!) ainsi que le futur puits de dérive avant de les coller.
En fin de journée j'ai eu la visite d'un kayakiste du club de Dinan qui va entreprendre la construction d'un Grand Bois...petie à petit le nombre de kayaks en CP époxy augmente!
Par Hervé - Publié dans : penamen
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Mercredi 14 juin 2006
Et oui, que du bohneur d'avoir une coque que ressemble diablement à un bateau...
Arrasage de tout ce qui dépasse, puis ponçage (vive les ponceuses diamètre 150mm!!).
Ensuite, pose des contre étraves et pose du contre tableau (le tableau arrière est composé d'une première pièce en CP 10mm sur lequel est contrecollé un deuxième morceau en CP 8mm), Plutôt que d'utiliser des serres joints et des éclises qui risquaient de déformer le tableau (s'il n'est pas plat lors du collage, il conservera la courbure qu'on lui a involontairement donné...bref du lamellé collé indésirable!!), j'ai préféré visser les deux pièces:

Sur la photo ci-dessus (prise après sèchage), on voit bien les lignes de vis (visseuse obligatoire), ainsi que les trous laissés par les vis déjà retirées.

Puisque j'ai fait des trous dans la jolie coque, il ne me reste plus q'à les reboucher , j'en profite également pour reprendre les petits défauts (au niveau des scarffs et des jonctions entre les 3 bandes du  bordé intermédiaire avant).

Voici en "avant première" le plan de voilure tel que je l'ai modifié....plus grand chose à voir avec le plan original tel que dessiné par G. MAUTONBIN...j'ai soumis le plan à deux voiliers pour devis...j'ai aussi retrouvé dans un ancien numéro de "wooden boat magazine" une méthode pratique (bien que compliquée en apparence) et très très élégante pour faire des espars creux...en plus la méthode marche pour les mâts à rétreint, cintrés...les auteurs affirment pouvoir faire ainsi des avirons et même des manches de gaffe creux...ça donne des idées (à quand le mache à balai creux?????)
Bien qu'ayant complètement revu le plan de voilure, j'ai désiré conserver les emplantures des mâts, la surface totale de voilure est presqu'inchangée, le centre de voilure est exactement à la même hauteur, par contre il est plus avancé (sur le plan original, le CV était entre 0,5 et 2,5% en avant du CD...pas assez à mon avis, sur le nouveau plan, on aura CV à 6,5% en avant du CD...sachant qu'il est moins onéreux d'augmenter la surface du tapecul (pour rendre le bateau plus ardent) que celle de la misaine...CQFD
Par Hervé - Publié dans : penamen
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Texte libre

Et bien voilà, le virus Internet a encore frappé...

 Mais comme je suis un gros fainéant, je n'ai pas eu le courage de créer un vrai site et me suis rabattu sur la solution du "blog".

 Mon but est de partager mon goût pour les petites embarcations: à voile, pagaie ou avirons...pourvu qu'il n'y ai pas de moteur!

L'intérêt premier des ces petits bateaux est à mes yeux de permettre de naviguer sans contraintes: pas de place de port, coût à l'achat et d'entretient réduit, permettant d'être rapidement sur l'eau sans avoir à passer des heures en vernis, réparations et préparations diverses; et offrant aussi la possibilité de changer de zone de navigation très facilement: tous ces bateaux sont transportables sur remorque ou sur le toit d'une voiture, on "navigue" ainsi à 130km/h...idéal pour découvrir de nouveaux coins, rejoindre un rassemblement, ou effectuer des migrations saisonnières (le printemps en Corse et l'été en Irlande).  L'intéret écologique par rapport à de plus gros bateaux est également indéniable: un monocoque de 10 mètre pèse en moyenne 3,5 à 4 tonnes, contre 160kg (ballasts vides) pour un "Petite Lili"...c'est autant de matériaux (fortement poluants) de moins, d'économie d'énergie lors de la construction, des transports, pas de moteur, pas d'antifouling...le bateau écolo est à mon avis tout d'abord un petit bateau!!

Il y a deux types de documents sur ce site: les photos avec textes (dans la colonne de gauche: fenêtres "articles récents" et  "archives) et les photos sans textes (toujours dans la colonne de gauche: fenêtre "album photos").

Hervé 

 P.S: pour ceux qui se demanderaient d'où vient le nom Penamen...Pen A Men est traditionellement le nom des bateaux dans la famille et veut dire "tête de caillou" ou "tête du caillou", en Breton. Par exemple mes 4 kayaks portent respectivement les noms de Pen A Men, Pen A Men II, Pen A Men III et Pen A Men IV...quand à mon prochain bateau, ce sera Pen A Men V...pas beaucoup d'imagination me direz vous...

photo prise sur "Tara5"...un petit bateau de seulement 36 mètres...

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