Mercredi 5 septembre 2007

La Sécurité en Kayak Traditionnel


Par Hervé Bouché, photos de Guy Lecointre


Depuis 5 ans un petit groupe de furieux méditerranéens oeuvrent à nous transmettre leur virus: la construction et la navigation en kayak traditionnel. Le nombre de pagayeurs infectés est certes encore relativement restreint mais ne cesse d'augmenter. Alors que beaucoup de par le monde se contentent d'utiliser le kayak traditionnel pour pratiquer l'esquimautage ou encore pour participer à des compétitions et symposiums certains porteurs de ce virus se sont mis en tête de naviguer en kayak bois et toile comme ils le feraient avec n'importe quel kayak en fibre.

La question de la sécurité se pose alors et les « Jeux Norsaq » ont été le moment parfait pour discuter puis mettre en pratique nos idées sur ce sujet.

Peu d'entre nous ont été à ce jour directement confronté à des problèmes liés à la sécurité en kayak traditionnel, leur témoignage aura été précieux. Les ateliers « sécurité » commençant par une bonne séance de brainstorming l'échange d'idées a été total entre les pratiquants, quelle que soit leur expérience, leur niveau technique.


Dans cet article, nous appellerons « kayak traditionnel » tout kayak de faible volume en bois et toile et « kayak moderne » les kayaks plus volumineux équipés de cloisons étanches et construit en dur.

Les problèmes propres aux baïdarkas et autres kayaks bois et toile volumineux n'ont pas pu être traités, faute de temps.


Plusieurs brèches sont ainsi apparues, citons:

-l'absence de lignes de vies,

-l'absence, sur certains kayaks, de points de remorquage solides (aussi bien pour le remorqueur que pour le remorqué),

-la difficulté à sortir en urgence, surtout en cas de retournement,

-l'absence de cloisons étanches,

-la très faible hauteur de l'hiloire ainsi que du volume arrière du kayak,

-certaines personnes présentes s'inquiétaient également de la solidité des kayaks traditionnels,

-Risque d'hypothermie après un bain forcé.

Par contre, la très faible prise au vent de ces bateaux ainsi que leur souplesse est un atout par fort vent, et les lignes de pont en arrière du cockpit équipées de leurs taquets permettent de bloquer très efficacement une pagaie dans le travers afin de stabiliser le kayak.


Des techniques de remorquage, de sauvetage, de réparation d'un kayak endommagé ont pu être mises au point, cependant ces techniques sont presque toutes plus longues et difficiles à effectuer qu'en kayak moderne. Il convient donc de revoir le programme de navigation et d'apporter encore plus d'attention aux conditions de navigation: possibilité de replis et de débarquement, conditions météo et état de la mer, composition du groupe, etc... afin de limiter autant que possible les risques de devoir utiliser ces techniques...techniques auxquelles nous nous serons entraînés puisque le risque zéro n'existe pas.


-Absence de lignes de vie:

Les lignes de vie sont obligatoires pour immatriculer un kayak, cependant nombre de kayaks traditionnels ne sont pas immatriculés. L'absence de ligne de vie peut poser des problèmes: en cas de dessalage pour que le kayakiste, devenu nageur, puisse s'accrocher à son embarcation, ainsi que pour son sauveteur qui doit pouvoir manipuler le kayak naufragé afin de le vider puis d'aider son collègue à revenir à son précédent statut de pagayeur.

Cependant les kayaks trads ne sont pas des savonnettes et on pourra toujours s'accrocher à la coque (peau peu glissante, coque anguleuse), aux lignes de pont transversales ou encore à la pagaie de rechange qui, fixée sur le pont, forme une véritable main courante.


-Absence de points de remorquage solides:

Sur les tous premiers kayaks construits nous ne nous posions pas vraiment la question, mais désormais un solide anneau est souvent fixé à l'avant des bateaux en construction, soit sur les bauquières, soit sur l'étrave. Malgré cela la résistance de ce point de remorquage peut être mise en doute si l'anneau a été réalisé dans un matériau putrescible (cuir, chanvre...). Une technique efficace a été mise au point permettant de limiter la traction sur les lignes de pont: voir plus bas l'explication en photos.

Cette technique est un peu longue à mettre en oeuvre, en cas d'urgence on préférera un remorquage en contact, le remorqué se tenant directement à l'arrière du remorqueur qui pagaye par dessus l'étrave de son collègue en décalant ses mains sur sa pagaie.

En ce qui concerne le remorqueur, le problème est plus simple à condition d'être équipé d'une ceinture de remorquage telles que celles qui équipent certains gilets de sauvetage. Le remorqueur pourra aussi utiliser ses propres lignes de pont, à condition d'avoir prévu solide et remplacé les lignes pourries en cas de besoin (ceci est facile à faire sur les lignes de pont près de l’hiloire pour des raisons d’accès).

 


Le film d'un remorquage:


Après avoir rangé sa pagaie sous ses lignes de pont, le sauveteur croche le mousqueton de son bout sur une des lignes de pont du kayak de son collègue.

 


Il s'avance alors en défaisant le noeud de chaînette (s'il existe) de son bout de remorquage. Attention, le noeud de chaînette doit avoir été réalisé en partant de l'extrémité coté sauveteur pour aller vers le mousqueton, ça facilite les choses lors de la mise en place de la remorque.

 


Il engage alors une première demi-clé par l'étrave du naufragé...

 


...puis la fait glisser à hauteur des pieds du naufragé, et tend l'ensemble.

 


Une deuxième demi-clé est réalisée à environ 50cm de la pointe.

 


Le remorquage peut alors commencer. Grâce à ce saucissonnage, l'effort sur le mousqueton est tellement faible que le remorqué pourrait le tenir de la dernière phalange de son petit doigt. Noter que le bout se trouve considérablement raccourci par cette technique. Il faut donc le prévoir long, sans flotteurs ni sandows à proximité du mousqueton afin de faciliter l'exécution des demi-clés.


-Difficulté à sortir en urgence du kayak:

L'étroitesse, le faible volume du kayak, les obstacles formés par les couples et les barrots n'aident pas à sortir facilement de son kayak.

Dès sa première navigation en kayak trad le pagayeur doit absolument s'entraîner à sortir de son kayak après dessalage. Pour cela il devra sortir dans l'axe du bateau (ce qui n'est pas aussi facile qu'on imagine à cause de la flottabilité du gilet). Se pencher en arrière aidera également certainement.

Pour cet essai, n'oubliez pas de prévenir les autres kayakistes autour de vous pour éviter tout malentendu...certains n'attendant que ça pour vous faire une réputation d'incompétent incapable de tenir dans son kayak! Et puisque vous êtes maintenant mouillé, profitez-en pour essayer de naviguer dans votre kayak rempli d'eau, ce qui est tout à fait faisable si vous avez doté votre embarcation de gonfles.

Au moment de construire votre bateau, pensez au fait qu'un masik élevé permet d'incliner l'hiloire vers l'arrière et facilite l'embarquement et le débarquement. Certains constructeurs groenlandais évitent de placer des couples entre le masik et le barrot faisant office de cale pied. Dans ce dernier cas il est nécessaire de surdimensionner quille et serres de bouchains, mais malgré cette précaution, il y a fort à parier que la structure ne résiste pas à un sauvetage ou à un surf un peu trop mouvementé.


-Absence de cloisons étanches:

Sur ce point, aucune hésitation: équipez systématiquement votre kayak de gonfles disponibles chez les fournisseurs de matériel de kayak de rivière (1), ou à confectionner soi même (pour cela, reportez-vous à « Building the Greenland Kayak », Christopher Cunningham, Ragged Mountain Press, disponible sur www.seakayakermag.com ou auprès de la librairie Le Canotier). Pensez également lors de la construction de votre kayak à installer un va-et-vient en cordelette entre les pointes et l'hiloire afin de faciliter la mise en place des gonfles. Plus le volume de gonfles sera important et moins le kayak pourra emporter d'eau...logique, mais malgré cela il n'est pas possible en cas de sauvetage d'évacuer toute l'eau embarquée rapidement.

A noter que si vous avez installé de la mousse pour homologation, les quelques 20 litres installés ne seront pas suffisants et ne vous dispenseront pas de compléter la flottabilité par une autre méthode...pas forcément homologuée mais plus efficace (gonfles, sacs étanches, bouteilles vides...).

N'ayez aucune crainte que les gonfles s'échappent d'elles même de votre kayak: couples et barrots les maintiennent efficacement.

Deux techniques pour vider un kayak plein d'eau ont été essayées et sont illustrées ci-dessous. La technique « en parallèle » demande plus de force et d'équilibre que la technique « en croix », mais c'est la seule qui fonctionne sur un kayak qui ne serait pas équipé de gonfles.

Pour un vidage en parallèle, le nageur peut venir à hauteur de l’hiloire du sauveteur pour l’aider à accentuer sa gîte en se mettant « en rappel » sur sa ligne de vie.


-Hauteur d'hiloire et volume arrière faibles:

Ces deux points rendent difficile un réembarquement en pleine mer sans embarquer une quantité importante d'eau. Il est donc nécessaire d'améliorer temporairement la flottabilité du kayak. Pour cela la meilleure technique consiste à placer le kayak du naufragé par dessus celui du sauveteur. La technique peut apparaître comme particulièrement impressionnante, mais elle est tout à fait réalisable par des personnes entraînées.

Embarquement par l'avant ou par l'arrière? L'embarquement par l'avant semble remporter la majorité des suffrages: il est ainsi plus facile de maintenir les deux embarcations perpendiculairement sans avoir besoin de se contorsionner ni risquer une luxation de l'épaule, le volume du kayak du sauveteur étant plus important à l'avant qu'à l'arrière il pourra ainsi apporter plus de flottabilité. Cependant le pont avant des kayaks est arrondi contrairement au pont arrière totalement plat (sauf kayaks type Baïdarkas) le poids du kayak naufragé et de son pagayeur repose donc entièrement sur une faible surface ce qui nécessite un pont solide (à prévoir lors de la construction). L'embarquement par l'avant sera donc préféré sauf en cas de doutes sur la solidité du lattage et des barrots/masik.




Le film d'un sauvetage:

1: Vider l'eau du kayak du naufragé


-1ère méthode: en parallèle

 


Le kayakiste maladroit ressort de son kayak sans lâcher sa pagaie ni son bateau alors que le sauveteur fait son approche.

 


Pendant que le naufragé fait le « cochon pendu » à l'étrave du sauveteur, ce dernier positionne les deux kayaks parallèlement et dans le même sens puis soulève le kayak du naufragé très lentement en gîtant du coté opposé. En tenant sa pagaie par le milieu et à plat dans l'eau il améliore sa stabilité. C'est le mouvement de gîte qui permet de soulever le kayak, ainsi on force moins et on évite de basculer du coté du kayak à vider.


-2ème méthode: en croix

 


Le sauveteur commence à vider l'eau du kayak naufragé en soulevant sa pointe avant, bateau à l'envers. Il faut soulever la pointe avant parce que c'est celle qui contient le plus d'eau (volume de carène plus important et gonfles plus petites).

 


Le sauveteur positionne alors le kayak a demi vidé au dessus de son pont avant.

 


Pour vider totalement le bateau, il faut soulever alternativement les pointes avant puis arrière. En raison du poids supplémentaire de l'eau dans les pointes, le sauveteur peut ne pas y arriver seul. Le naufragé peut alors donner un coup de main en s'aidant de l'appui procuré par son gilet et par sa pagaie. Un troisième kayakiste peut bien sûr effectuer cette manipulation.


2: Remonter dans son bateau:

-1ère méthode: par l'avant



Le sauveteur retourne le kayak puis l'avance légèrement de façon à ce que l'arrière de l'hiloire du naufragé soit au dessus de ses genoux. Le naufragé fait alors le tour du kayak du sauveteur de façon à remonter depuis la position visible ci-dessus.

 


Le naufragé remonte alors dans son bateau en le maintenant légèrement gîté vers le buste du sauveteur dont le kayak est fortement immergé (jupette bien étanche de rigueur!!), procurant ainsi plus de flottabilité au naufragé-presque-sauvé.

 


Après avoir remis sa jupe en place le naufragé se recule légèrement. L'avant de son hiloire est alors à peu près au dessus de la bauquière du sauveteur. S'il se recule trop, le naufragé peut se retrouver avec l'extrémité de sa pointe en appuis sur le pont du sauveteur et être ainsi déstabilisé.

 


Au lieu de ça les deux kayakistes gîtent l'un vers l'autre et font pivoter les kayaks de façon à se retrouver dans la même direction. Les pagaies stockées sur l'avant du sauveteur gênent peu la remise à l'eau. La présence d'une dérive fixe sur le kayak du naufragé impose cette remise à l'eau en « marche arrière ».


-2ème méthode: par l'arrière

 


Le sauveteur fait glisser le kayak naufragé au dessus de son pont arrière. La présence de la dérive gène peu puisque le kayak est maintenant vidé donc léger.

 


Ici encore l'arrière de l'hiloire du naufragé est au dessus du centre du bateau du sauveteur. Le naufragé fait le tour des bateaux....

 


...puis remonte dans son bateau en passant derrière le sauveteur qui l'aide à maintenir les bateaux en position. Seule la partie arrière du kayak sauveteur est immergée, ce qui procure moins d'appui que dans la 1ère méthode.

 


Après avoir remis sa jupe en place, le naufragé recule légèrement et se remet à l'eau comme pour la méthode par l'avant...

 


...à la différence près que les deux kayaks se retrouvent alors « tête-bêche »

-Solidité des kayaks traditionnels:

En ce qui concerne la structure n'ayez aucune crainte, après moult soleils et autres manoeuvres aussi spectaculaires qu'involontaires je suis à même de l'affirmer: la structure est souple mais solide (ça doit vous rappeler une fable de La Fontaine).

Pour la peau, ça dépend du type de tissu utilisé, de son grammage ainsi que des renforts rapportés, mais d'une manière générale la peau est plus résistante que ce qu'on imagine initialement...résistante ne signifie pas indestructible. Le problème de la réparation temporaire sur une surface mouillée se pose comme pour les kayaks modernes et plusieurs solutions ont été testées avec succès:

-Le Sylglas: bande composée d'une face métallisée et d'une face collante utilisée en plomberie par nos voisins Britanniques. Cette bande adhère parfaitement (trop??) sur toute coque de kayak mouillée mais n'est pas disponible en France et nos amis fiers et jaloux de leur invention se refusent encore à l'exporter!

-Le Sikaflex 291 en tube de 100ml: pour environ 8 Euros ce joint-colle polyuréthane colle sur une coque humide de kayak traditionnel (prévoir une serviette ou une peau de chamois pour essuyer grossièrement la peau) et permet de poser un patch (bout de tissus, plastique...peu importe).

-Bande d'étanchéité autocollante « Aquaband » de DIP: disponible dans les grandes surfaces de bricolage (rayon peinture)à environ 6 Euros. C'est une bande bitumineuse adhésive à froid destinée à la réparation de fuites sur les toitures. Colle bien sur les peintures et vernis polyuréthanes à condition d'essuyer la zone de collage avec une peau de chamois par exemple.

D'autres solutions pourraient être testées: glu (type glu pour pucerons, à utiliser comme le Sikaflex), pâte époxy en tube...


Afin de garantir une solidité suffisante des kayaks pour résister aux mauvais traitements qu'on leur inflige souvent (arrivée dans un shore-break, récupérations, pêche aux moules improvisée et involontaire), Christophe Claeys (2) préconise désormais:

-de renforcer les bauquières si fil du bois irrégulier ou doute sur la qualité du bois,

-de renforcer la section des serres de bouchain et de la quille (section 25x25mm),

-de ne pas succomber à la tentaion d'amincir les couples (excepté aux extrémités) afin de faciliter le cintrage,

-et surtout, de ne pas retirer de couples afin de faciliter l'embarquement et le débarquement, la zone en avant du cockpit étant soumis à des contraintes particulièrement importantes.



-Risque d'hypothermie:

Le risque est exactement le même qu'avec un kayak moderne, il est judicieux d'avoir un bonnet à portée de main ainsi qu'un « tuilik de secours ». Le tuilik est la jupe-anorak traditionnelle au Groenland. La variante « tuilik de secours » doit être suffisamment grande pour être enfilée par dessus le gilet de sauvetage (qui améliore ainsi nettement l'isolation au froid) et dont l'élastique de tour d'hiloire sera réglable pour s'adapter à toutes les dimensions d'hiloires. Cette version peut donc également être utilisée comme jupette de secours. Reportez-vous au livre « Building the Greenland Kayak » précédemment cité pour vous en fabriquer un vous-même. Reed (www.chillcheater.com) commercialise aussi un produit équivalent: le « Coverall Cag Deck and

Warmer ». On peut aussi plus simplement emporter une veste imperméable légère type « K-Way » en taille XXXL qui présente l'inconvénient de ne pouvoir être serrée autour de l'hiloire.

La difficulté de glisser un sac étanche sous le pont arrière peut décourager certains à emmener vêtements secs et chauds, nourriture et boisson chaude en quantité suffisante pour une sortie à la journée, mais il ne faut jamais sous-estimer le froid...alors organisez-vous ou profitez de la présence d'un kayak moderne pour lui confier vos affaires.


Les adeptes du kayak traditionnel, sont des êtres particulièrement ouverts d'esprit et il leur arrive même de naviguer avec leurs lointains cousins adeptes du kayak moderne (il semblerait même que la plupart utilisent en secret les deux types d'embarcation). En cas de sauvetage « mixte » deux cas peuvent alors se poser:

-Naufragé « moderne » et sauveteur « traditionnel »:

Ce cas ne pose aucune difficulté: le sauveteur réalise les mêmes gestes que s'il naviguait en kayak moderne.

-Naufragé « traditionnel » et sauveteur « moderne »:

Contrairement à ce que l'on imaginait jusqu'alors c'est le cas le plus défavorable.

Le pont du sauveteur est plus élevé rendant plus difficile la remontée du nageur.

De plus, il est souvent encombré de trappes, pagaie de secours démontable, dérive sabre (type « Plasmor »), safran, pointe arrière relevée (comme sur l'Arktika) ce qui complique considérablement le réembarquement du malheureux nageur dont l'embarcation se retrouve perchée en équilibre instable sur un pont haut et particulièrement glissant.

Le pont arrière est normalement plus bas et pourra être préféré à l'embarquement par l'avant...c'est à chacun d'arrêter son choix selon la taille et la solidité de l'hiloire, de la forme du pont et des obstacles a la remise à l'eau.



Toutes les manoeuvres citées demandent un minimum d'entraînement, exactement comme pour les manoeuvres habituellement utilisées en kayak moderne...alors n'hésitez pas: jetez vous à l'eau, pratiquez, testez, innovez et partagez votre expérience et vos trouvailles: aucune solution n'est définitive et nous désirons tous améliorer celles qui existent déjà.

1:Les gonfles existent en deux épaisseurs de PVC : préférer la plus épaisse.
2:Co-auteur de « Construire et Utiliser les Kayaks de l'Arctique » éditions Le Canotier, Co-fondateur de Norsaq, Co-organisateur des jeux Norsaq et Grand-Angakok du kayak groenlandais en Bresse.


Merci aux intervenants des ateliers sécurité: Loïck Bourdon, Jean-Marc Terrade et Véronique Olivier (merci à elle pour les précieuses notes!), ainsi qu'aux organisateurs des Jeux Norsaq.

Merci également à Jérôme Leray pour s'être plié aux exigences du photographe.


par Hervé publié dans : penamen
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Dimanche 20 mai 2007
Ca y est, ma "Petite Lili" est enfin àl'eau.
Les derniers travaux ont été ffectués rapidement pendant les beaux jours d'Avril

Préparation du safran et de la dérive.


Retournement de la coque pour réaliser le congé entre coque et bauquières puis peindre la coque


Après un dernier retournement de coque, le bateau a été mis sur remorque puis mis à l'eau, en grande discrétion...dans ces moments je préfère la tranquilité pour voir les détails à modifier, m'habituer au bateau...donc pas de photos de la première mise à l'eau, ni du bateau sous voiles!

Un grand merci aux voisins et adhérents du club de kayak Kraken pour les coups de main pour les manipulations de cette coque qui bien que très légère est bien sur imossible à retourner seul!

Premières impressions: le bateau stable au mouillage, malgré la largeur à la flottaison modérée, mais très vivant sous voiles. Les voiles taillées par Delta Voiles à la Trinité portent très bien et permettent un cap au près inespéré. La dérive réglable en incidence fonctionne bie, mais sa surface est réduite et il faut vraiment relancer le bateau pour accrocher en fin de virement de bord.
Le bateau est moins lourd à déhâler à l'aviron que ce que je craignais. Il est clair que c'est un voile-aviron essentiellement tourné vers la voile, mais ces performances à l'aviron rendent la présence d'un moteur parfaitement inutile.

Pour cause de camion en panne, je n'ai malheureusement pas pu participer à la semaine du golfe, ce qui m'aurait permis de me frotter à d'autres bateaux du même type et donc d'établir une vraie comparaison.
par Hervé publié dans : penamen
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Dimanche 31 décembre 2006
En ces périodes de fêtes, voici un beau (et cher) cadeau à s'offrir ou se faire offrir:
Le front rower est un dispositif permettant de ramer en faisant face à l'étrave, donc de voir où on va. Ce système parraît également adapté pour certains handicaps.


http://www.frontrower.com/

Vu l'usine à gaz, je ne suis pas sûr que ce dispositif soit promis à un grand avenir en France (peut-être plus outre-atlantique...c'est le genre d'objet apprécié là bas!)...et puis ça coûte quelques 1500 Euros, au départ des USA.
VIsiblement, l'entrée et la sortie de l'eau des pales est automatique...probablement simplement grâce à l'incidence des pales.
Si vous avez une expérience de ce genre de système, n'hésitez pas à m'en faire part!
par Hervé publié dans : penamen
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Samedi 23 décembre 2006
A compter du 1er Janvier 2007, www.ckmer.com devient  www.ckmer.org
Pour rappel: CK/Mer (connaissance du kayak de mer) est une association présente un peu partout en France (et pas seulement en Bretagne!) qui à pour but d'être le lien de tous ceux qui pagaient en eau salée et d'être un moyen d'échanges d'informations concernant le kayak de mer.



Cette migration du site s'accompagnera de plusieurs nouveautés: une réorganisation des articles, un agenda des manifestations, et un plus grand nombre de rédacteurs du site...qui devrait ainsi devenir des plus vivant.
par Hervé publié dans : penamen
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Samedi 23 décembre 2006
Voilà près d'un mois que je n'ai rien écrit; près d'un mois sans tenir ciseau ou rabot...crise de fainéantise aiguë?? Même pas...en fait, je me suis sectionné un tendon du pouce gauche en voulant couper du bois de chauffage avec une petite hachette hyper-affutée...pas de bol. Je me suis donc retrouvé en arrêt de travail, mais incapable de bricoler...ni sur la maison ni sur le bateau...dur!!

Petit à petit je retrouve mobilité et force...c'est décidé, je reprend quelques petits travaux légers...mais vu la température, je ne pourrai terminer les dernières opérations d'époxy sur le bateau, à savoir la réalisation d'un congé entre coque et bauquière, puis ponçage et enduits de coque avant mise en peinture....on sent la fin approcher: le pont est maintenant peint (j'aurai dû faire un enduit...la finition n'est pas parfaite) et accastillé, les espars (Mâts de misaine et tapecul, vergues de misaines et tapecul et bôme de tapecul) sont vernis. Dérive et safrans attendent sagement d'être poncés avant la mise en peinture....j'allais oublier...un voile-avirons sans avirons ne sert pas à grand chose. J'ai donc dessiné un plan d'aviron inspiré d'une godille trouvée sur une grêve par un copain.
les espars après la dernière couche de vernis


Petite précision: je n'utilise pas vraiment de "vernis" sur le bateau: tous les bois massifs (espars, barre, listons, avirons, couvres-chants, étambrais) sont finis avec une lazure importée de Suisse: le "Lenk". Ce produit est habituellement utilisé pour la protection des chalets en montagne (milieu tout aussi agressif que le milieu marin!). Ca fait une dizaine d'années qu'il est utilisé par nombre de vieux gréements de la région brestoise: Etoile et Belle-Poule de la marine Nationale, La Recouvrance, Bel Espoir et Rara-Avis l'ont testé et approuvé!
Les avantages de ce produit tiennent surout dans sa facilité de mise en oeuvre: sur les bois neufs, un petit dégraissage au white spirit suffit avant la première couche (diluée au white spirit).
Un déglaçage léger est suffisant avant d'appliquer les couches suivantes (abrasif fin, ou simplement avec un tampon à récurer!).
La finition est rustique et plutôt résistante...ce n'est pas le produit que vous utiliserez sur un 12m J.I, pour avoir un vernis profond sur de belles boiseries...par contre pour tous les bateaux inspirés des bateaux de travail, c'est un produit très adapté.
Ce n'est pas non plus un produit destiné à recouvrir un bois imprégné d'époxy.
Le Lenk existe en plusieurs teintes (clair, chêne, acajou, pin d'orégon.....) comme toujours, les teintes protègent mieux des UV que le Lenk incolore.
On peut le trouver à Brest à "la maison du peintre", et dans certains magasins "weldom" (désolé pour la pub!)
par Hervé publié dans : penamen
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Texte libre

Et bien voilà, le virus Internet a encore frappé...

 Mais comme je suis un gros fainéant, je n'ai pas eu le courage de créer un vrai site et me suis rabattu sur la solution du "blog".

 Mon but est de partager mon goût pour les petites embarcations: à voile, pagaie ou avirons...pourvu qu'il n'y ai pas de moteur!

L'intérêt premier des ces petits bateaux est à mes yeux de permettre de naviguer sans contraintes: pas de place de port, coût à l'achat et d'entretient réduit, permettant d'être rapidement sur l'eau sans avoir à passer des heures en vernis, réparations et préparations diverses; et offrant aussi la possibilité de changer de zone de navigation très facilement: tous ces bateaux sont transportables sur remorque ou sur le toit d'une voiture, on "navigue" ainsi à 130km/h...idéal pour découvrir de nouveaux coins, rejoindre un rassemblement, ou effectuer des migrations saisonnières (le printemps en Corse et l'été en Irlande).  L'intéret écologique par rapport à de plus gros bateaux est également indéniable: un monocoque de 10 mètre pèse en moyenne 3,5 à 4 tonnes, contre 160kg (ballasts vides) pour un "Petite Lili"...c'est autant de matériaux (fortement poluants) de moins, d'économie d'énergie lors de la construction, des transports, pas de moteur, pas d'antifouling...le bateau écolo est à mon avis tout d'abord un petit bateau!!

Il y a deux types de documents sur ce site: les photos avec textes (dans la colonne de gauche: fenêtres "articles récents" et  "archives) et les photos sans textes (toujours dans la colonne de gauche: fenêtre "album photos").

Hervé 

 P.S: pour ceux qui se demanderaient d'où vient le nom Penamen...Pen A Men est traditionellement le nom des bateaux dans la famille et veut dire "tête de caillou" ou "tête du caillou", en Breton. Par exemple mes 4 kayaks portent respectivement les noms de Pen A Men, Pen A Men II, Pen A Men III et Pen A Men IV...quand à mon prochain bateau, ce sera Pen A Men V...pas beaucoup d'imagination me direz vous...

photo prise sur "Tara5"...un petit bateau de seulement 36 mètres...

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